mardi, 28 juin
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INFRASTRUCTURES ROUTIÈRES : UN PROJET DE LOI PORTANT PROTECTION DU PATRIMOINE ROUTIER NATIONAL.

Passage du MINTP devant le SENAT
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Mardi 05 avril 2022, Emmanuel NGANOU DJOUMESSI, Ministre des Travaux publics était devant la Commission des Affaires économiques du SENAT. Il était question de présenter le projet de loi portant protection du patrimoine routier national.  Ledit projet comporte cinq chapitres et 89 articles sur les problématiques actuelles de la protection du patrimoine routier national et les solutions.

Rappelons que le réseau routier national a accru ces dernières années de 55 000 km à 121 789 km au 31 décembre 2021, soit un accroissement d’environ 140%.

C’est dans la mouvance de la mise en œuvre du Programme politique de Paul BIYA, Président de la République, tirant sa source de la vision de développement « la route c’est l’avenir » compte tenu de ses effets multiplicateurs et entraînants, sur l’économie. Pour assurer une vitale connectivité par la route, faciliter les accès et les évacuations vers les centres de consommation, desservir les exploitations de productions diverses.

Signalons que le réseau routier actuel, constitué de 121 789 km pourrait connaître une augmentation avec l’achèvement de l’inventaire des routes communales dans certaines régions. Cependant, l’accroissement du linéaire des routes, comme soutien à l’intensification et à la diversification des activités économiques ne saurait suffire ; il importe bien plus d’assurer la traficabilité desdites routes en toute saison et de rechercher leur durabilité. Compte tenu de cette réalité, la protection réussie du patrimoine routier, aménagée par la loi 96/07 du 08 avril 1996 et ses modificatifs ont concouru à donner au gouvernement, un instrument juridique devant encadrer ses initiatives en la matière. Un Fonds Routier avait été mis en place en tant qu’outil de financement des opérations d’aménagement, de réhabilitation et d’entretien du réseau routier national.

Après plus de deux décennies d’application, cette loi présente des limites, accentuées par l’accélération de la dégradation des infrastructures routières plus importantes, du fait des aléas climatiques, de l’incivisme des usagers de la route, de l’accroissement du trafic, des prestations d’entretien inefficaces, face à une allocation insuffisante des ressources dédiées ; et derechef, les charges d’entretien n’ont pas évolué avec le linéaire des routes.

Marie Serges ZAKOUDA

 

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